Planning de Février : Courage & Amour
“L’amour véritable commence là où tu n’attends plus rien en retour.”
Antoine de Saint-Exupery

En suivant mon fils et en observant mon manque d’enthousiasme pour prolonger cette petit promenade, je me suis demandée pourquoi. Pourquoi cela me dérangeait-il de sortir du cadre que j’avais eu en tête initialement ( 5 minutes de promenade et hop, retour à la maison ! ) ? Pourquoi fallait-il que j’obéisse à des “il faut que” et des “c’est comme ça” alors que nous n’étions qu’à quelques mètres de la maison ?
En levant mon nez de mes pensée, je réalisais que le crépuscule teintait la neige de reflets bleutés, que la lune argentée faisait scintiller ce manteau laiteux et que, tout autour de nous, le silence enveloppait nos pas, comme si nous étions seuls au monde. C’était un spectacle féérique, un instant qui ne durerait que quelques minutes, ces minutes que Sam m’avaient offertes.

Il a alors tendu sa petite moufle vers moi pour que je lui prenne la main. À cet instant, j’aurais souhaité que ce moment ne s’arrête jamais. Pour graver cela dans mon coeur, je lui ai simplement dit “je t’aime”.
D’habitude, quand je le lui dis, il ne répond rien. Du haut de ses deux ans, mon fils n’a pas encore été conditionné à répondre quoi que ce soit à une telle affirmation. Mais ce soir là, il a répondu “oui”. Un “oui” qui contenait toute l’assurance, la sérénité et la sécurité du monde. Un “oui” qui m’avait d’abord fait sourire puis qui m’a ensuite bouleversé. C’était un “oui” qui englobait tout l’amour d’une maman, un “oui” qui abattait le temps et les obstacles. Un “oui” qui ne souffrait aucun compromis et aucun retour. C’était le “oui” de la confiance absolue.
En ce mois de Saint Valentin, je souhaitais vous envoyer un peu de cette confiance absolue en l’amour : la confiance d’une menotte dans la main de sa maman, du scintillement du crépuscule sur la neige, de la fin des “il faut que”.
Nous traversons une période de noirceur mais rappelons-nous chaque instant que cet amour existe au fond de nous et que la première et la plus belle des résistances, c’est de continuer à aimer. À aimer fort. À aimer en toute confiance.







