Planning de Février : Courage & Amour

Ariane Albecker • 28 janvier 2026

“L’amour véritable commence là où tu n’attends plus rien en retour.” 

Antoine de Saint-Exupery


Vous l’avez peut-être vu circuler sur les réseaux sociaux : en janvier, il y a eu de grosses chutes de neige dans mon village. À tel point que j’ai été bloquée chez moi : impossible de sortir ma voiture, la neige atteignait presque la taille de mon petit garçon ! Nous sommes donc restés pelotonnés à la maison, ma chienne, mon fils et moi. 

Le dimanche en fin d’après-midi, en allant donner à manger à ma poule et à mes lapins, je me suis quand même dit que c’était dommage de ne pas en profiter du tout. Surtout que la petite route devant chez moi avait été un peu dégagée. 

Vite vite, avant que la nuit tombe, j’ai habillé Sam, mon petit garçon, je l’ai pris dans mes bras jusqu’à la route et je l’ai fait glisser dans la luge le long de la route. Les premières fois que nous avions fait de la luge, il n’avait pas trop apprécié les descentes. Mais là, sur du plat, il en redemandait : “enco’, enco’’ ! 

Je ne m’attendais pas à un tel enthousiasme. Mais la nuit commençait à tomber alors nous sommes retournés devant la maison. Sam voulait continuer à pied : “ma’cher, ma’cher”. Je l’ai suivi en traînant des pieds… Ce n’était pas ce que j’avais prévu en fait ! 


En suivant mon fils et en observant mon manque d’enthousiasme pour prolonger cette petit promenade, je me suis demandée pourquoi. Pourquoi cela me dérangeait-il de sortir du cadre que j’avais eu en tête initialement ( 5 minutes de promenade et hop, retour à la maison ! ) ? Pourquoi fallait-il que j’obéisse à des “il faut que” et des “c’est comme ça” alors que nous n’étions qu’à quelques mètres de la maison ?


En levant mon nez de mes pensée, je réalisais que le crépuscule teintait la neige de reflets bleutés, que la lune argentée faisait scintiller ce manteau laiteux et que, tout autour de nous, le silence enveloppait nos pas, comme si nous étions seuls au monde. C’était un spectacle féérique, un instant qui ne durerait que quelques minutes, ces minutes que Sam m’avaient offertes.

Il a alors tendu sa petite moufle vers moi pour que je lui prenne la main. À cet instant, j’aurais souhaité que ce moment ne s’arrête jamais. Pour graver cela dans mon coeur, je lui ai simplement dit “je t’aime”.


D’habitude, quand je le lui dis, il ne répond rien. Du haut de ses deux ans, mon fils n’a pas encore été conditionné à répondre quoi que ce soit à une telle affirmation. Mais ce soir là, il a répondu “oui”. Un “oui” qui contenait toute l’assurance, la sérénité et la sécurité du monde. Un “oui” qui m’avait d’abord fait sourire puis qui m’a ensuite bouleversé. C’était un “oui” qui englobait tout l’amour d’une maman, un “oui” qui abattait le temps et les obstacles. Un “oui” qui ne souffrait aucun compromis et aucun retour. C’était le “oui” de la confiance absolue.



En ce mois de Saint Valentin, je souhaitais vous envoyer un peu de cette confiance absolue en l’amour : la confiance d’une menotte dans la main de sa maman, du scintillement du crépuscule sur la neige, de la fin des “il faut que”.

Nous traversons une période de noirceur mais rappelons-nous chaque instant que cet amour existe au fond de nous et que la première et la plus belle des résistances, c’est de continuer à aimer. À aimer fort. À aimer en toute confiance. 

par Ariane Albecker 19 décembre 2025
"Mon corps est mon temple, les asana sont mes prières." BKS Iyengar
par Ariane Albecker 28 novembre 2025
Pour être honnête, j’ai eu beaucoup de mal à vous écrire cette lettre. Aucune inspiration, rien qui ne me semblait intéressant à partager. C’est un peu pareil pour mes cours de Yoga. Je fais de mon mieux mais franchement, c’est un peu comme si la machine s’était enrayée. En parlant de machine, ces derniers temps, mon quotidien consiste à courir dans des magasins de bricolage pour essayer de mieux isoler mes portes, rendre mon chez moi un peu plus joli et confortable ; il consiste aussi à trier les vêtements de mon fils ( oui, c’est une activité à part entière puisque les enfants en bas âge semblent grandir de plusieurs centimètres à chaque fois qu’on pose notre regard sur eux ), faire et refaire le ménage, ou encore lutter dans le froid de ma cave contre un surpresseur récalcitrant ( pour celleux qui ne connaissent pas, il s’agit d’une pompe qui permet de mettre plus de débit aux robinets d’une maison ). Bref, rien de très attrayant pour enchanter nos quotidiens !
par Ariane Albecker 29 octobre 2025
L’autre soir, je suis tombée un peu par hasard sur un podcast sur la rumination. Les deux psychologues invités expliquaient les raisons pour lesquelles nous avons tendance à ruminer (spoiler : c’est parce que notre cerveau chercher à tout prix une solution à une situation donnée. Pour ce faire, il analyse tout ce qui s’est passé et imagine tout ce qui aurait pu se passer et ce… en boucle !). Je dois avoir du ruminant en moi (de la chèvre je dirais !) parce que j’ai une grosse tendance à la rumination ! Surtout ces derniers temps…
par Ariane Albecker 30 septembre 2025
Comment cultiver la paix en nous et autour de nous ?
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