Planning de Janvier 2026 : Ton Corps Sait

Ariane Albecker • 19 décembre 2025

"Mon corps est mon temple, les asana sont mes prières." BKS Iyengar

 Vous connaissez peut-être déjà cette citation très connue du maître du Yoga du XXe siècle B.K.S. Iyengar. C’est une phrase que j’aime me rappeler de temps en temps parce qu’elle me ramène au sacré du corps, au sacré de la pratique du Yoga mais aussi au sacré de la vie en général. 

Un temple, c’est également un lieu ancien, un lieu où l’on vient se recueillir, se réfugier, se connecter à ce qu’il y a de plus grand que nous. 

C’est ce que je crois profondément. Je crois que nos corps sont des espaces de connaissance, d’amour, de sagesse ancestrale et de recueillement. Et pourtant, nous passons beaucoup de temps à les maltraiter ou à les faire taire. Alors qu’en fait, un corps qui fait mal, un corps qui crie, c’est un corps qui exprime son amour pour nous, même si cela semble contre-intuitif comme idée.

 Exemple ! 

Assez régulièrement, je me « bloque » le dos. En général, c’est à la suite d’une période de grand stress et/ou j’ai du porter beaucoup de choses au sens propre comme au figuré. Mon ostéo trouve ça très étrange parce que je n’ai pas vraiment le profil des personnes qui se bloquent le dos. Mais j’ai fini par comprendre… Avant que cela n’arrive, je le sens dans mon corps. Ma fesse qui commence à tirer, la douleur qui commence à poindre le bout de son nez. Parfois, je n’écoute pas. Parce que parfois, je n’ai juste pas le choix que de continuer à faire ce qui doit être fait. Et puis parfois, j’écoute. Je me prends un jour de repos, je reporte les choses trop lourdes à plus tard. Et la douleur passe. 

 C’est un peu comme si une vieille grand mère pleine d’amour me houspillait en me disant : « tu en fais trop Ariane ! Repose toi. Ça, ça, et ça, ça peut attendre ! » 

On le voit également dans les études récentes menées sur le trauma. Beaucoup de personnes qui ont traversé des épisodes traumatiques font l’expérience de douleurs dont on ne comprend pas l’origine. Et ce, même si le trauma a été « oublié » par la mémoire traumatique. Ces douleurs peuvent alors nous permettre de renouer avec cette mémoire traumatique, aussi terrible que soit cette démarche. Et ça, c’est parce que notre corps sait, notre corps se rappelle, comme un temple qui aurait traversé les âges. 


Cette sagesse du corps, on peut la retrouver dans ce petit exercice que je trouve absolument merveilleux. Quand dans notre vie, nous sommes face à différents choix et qu’on a du mal à prendre une décision, on peut écrire ces différentes possibilités sur des feuilles de papier. Par exemple, si on hésite à devenir acrobate ou banquière ou jardinière, on écrit chaque nom de métier sur un morceau de papier différent. Puis on mélange ces papiers. On les pose par terre face contre le sol, pour ne pas savoir ce qui se cache derrière. Puis on vient se poser debout sur chaque feuille. Et on écoute. On écoute le corps. Sur l’un des papiers, cela peut donner un sentiment de lourdeur dans les épaules par exemple. Sur l’autre, rien du tout. Et sur le troisième, une ouverture du sternum, de la légèreté : le corps respire. C’est probablement le choix qui est l’élan de votre coeur. On retourne le papier : vous serez donc jardinière ! 


On retrouve ce même genre de proposition dans les constellations familiales. D’ailleurs, dans le programme de ce mois-ci, je vous ai concocté un petit atelier d’intentions où vous serez invitées à sentir comment cela résonne dans votre corps. 


Tout cela pour vous dire que c’est l’une de mes intentions cette année : observer et écouter mon corps. En ce moment, je suis fascinée par l’observation de mon corps par rapport à mes cycles hormonaux. Je n’ai jamais été aussi attentive et je me rends compte à quel point ces montagnes russes hormonales peuvent influencer mes décisions et mes besoins. Mais plus j’observe et plus je peux prendre du recul par rapport à mes pensées parce que JE SAIS. 


Ce mois-ci, et pour cette année plus généralement, je nous souhaite donc de plonger dans cette sagesse et cet amour immense qui se loge à l’intérieur de nos corps. Mon corps est mon temple…


Je vous souhaite une magnifique année 2026 ! 

par Ariane Albecker 28 janvier 2026
Vous l’avez peut-être vu circuler sur les réseaux sociaux : en janvier, il y a eu de grosses chutes de neige dans mon village. À tel point que j’ai été bloquée chez moi : impossible de sortir ma voiture, la neige atteignait presque la taille de mon petit garçon ! Nous sommes donc restés pelotonnés à la maison, ma chienne, mon fils et moi. Le dimanche en fin d’après-midi, en allant donner à manger à ma poule et à mes lapins, je me suis quand même dit que c’était dommage de ne pas en profiter du tout. Surtout que la petite route devant chez moi avait été un peu dégagée. Vite vite, avant que la nuit tombe, j’ai habillé Sam, mon petit garçon, je l’ai pris dans mes bras jusqu’à la route et je l’ai fait glisser dans la luge le long de la route. Les premières fois que nous avions fait de la luge, il n’avait pas trop apprécié les descentes. Mais là, sur du plat, il en redemandait : “enco’, enco’’ ! Je ne m’attendais pas à un tel enthousiasme. Mais la nuit commençait à tomber alors nous sommes retournés devant la maison. Sam voulait continuer à pied : “ma’cher, ma’cher”. Je l’ai suivi en traînant des pieds… Ce n’était pas ce que j’avais prévu en fait !
par Ariane Albecker 28 novembre 2025
Pour être honnête, j’ai eu beaucoup de mal à vous écrire cette lettre. Aucune inspiration, rien qui ne me semblait intéressant à partager. C’est un peu pareil pour mes cours de Yoga. Je fais de mon mieux mais franchement, c’est un peu comme si la machine s’était enrayée. En parlant de machine, ces derniers temps, mon quotidien consiste à courir dans des magasins de bricolage pour essayer de mieux isoler mes portes, rendre mon chez moi un peu plus joli et confortable ; il consiste aussi à trier les vêtements de mon fils ( oui, c’est une activité à part entière puisque les enfants en bas âge semblent grandir de plusieurs centimètres à chaque fois qu’on pose notre regard sur eux ), faire et refaire le ménage, ou encore lutter dans le froid de ma cave contre un surpresseur récalcitrant ( pour celleux qui ne connaissent pas, il s’agit d’une pompe qui permet de mettre plus de débit aux robinets d’une maison ). Bref, rien de très attrayant pour enchanter nos quotidiens !
par Ariane Albecker 29 octobre 2025
L’autre soir, je suis tombée un peu par hasard sur un podcast sur la rumination. Les deux psychologues invités expliquaient les raisons pour lesquelles nous avons tendance à ruminer (spoiler : c’est parce que notre cerveau chercher à tout prix une solution à une situation donnée. Pour ce faire, il analyse tout ce qui s’est passé et imagine tout ce qui aurait pu se passer et ce… en boucle !). Je dois avoir du ruminant en moi (de la chèvre je dirais !) parce que j’ai une grosse tendance à la rumination ! Surtout ces derniers temps…
par Ariane Albecker 30 septembre 2025
Comment cultiver la paix en nous et autour de nous ?
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