Planning Gratuit Yoga de Septembre 2025 : Saine Colère
Ariane Albecker • 29 août 2025
Au mois de Septembre, on pratique autour de la déesse Kali !
Télécharger le planningLa semaine dernière avait lieu la maintenant traditionnelle retraite Féminin Sacré
que je co-organise avec mon amie Emmanuelle.
J’en reviens chargée de bonnes énergies, profondément nourrie, avec ce sentiment d’être au bon endroit et que ce que nous faisons est juste. Juste pour moi mais aussi pour toutes les femmes que se joignent à nous. À chacune de ces retraites, nous déposons nos souffrances avec authenticité et compassion. C’est tellement fort !
Ce que chaque femme vit ou traverse, c’est un peu une facette de ce que nous vivons chacune. Peut-être pas avec les mêmes protagonistes ni aux mêmes endroits mais avec les mêmes émotions et les mêmes cicatrices. Les cercles de parole nous permettent d’explorer ces blessures, de verser les larmes trop longtemps retenues, de parler des violences physiques, sexuelles ou morales. Les pratiques de Yoga viennent comme un cocon pour nous redonner de l’amour et de la joie.
Mais c’est aussi l’occasion d’incarner par le corps la saine colère avec la déesse Kali.
J’ai déjà eu l’occasion plusieurs fois de parler d’elle et de sa symbolique à travers mes séances YouTube, car c’est une déesse que j’apprécie tout particulièrement. Elle représente le féminin sauvage et indompté. C’est la déesse qui, à travers son immense colère, détruit tout sur son passage. On pourrait croire que c’est mal de tout détruire comme ça Mais la destruction permet en fait de construire quelque chose de nouveau sur un terreau fertile, nourri de nos expériences passées. Et c’est d’ailleurs pour cela que Kali incarne également notre capacité à nous transformer, à passer d’un état à un autre. Sans colère initiale, aucun changement n’est possible.
Si la colère est pour vous une émotion compliquée
: soit parce que vous avez tendance à la colère bleue ; la colère tournée contre soi et mortifère, soit parce que vous avez tendance à la colère rouge ; celle qui casse des verres et rentre en éruption pour un oui ou pour un non mais qui est plus dans la pulsion de vie, alors je vous invite vraiment à suivre le programme que je vous propose ce mois-ci.
J’y aborde ces questions des différents types de colère et je nous invite à tendre vers la saine colère.
La colère est en effet une émotion fondamentale
qui permet de (re)poser ses limites, de se dresser contre les injustices, de défendre ses valeurs les plus profondes. Quand cette colère est dite « saine », c’est qu’on arrive à l’exprimer avec ancrage, clarté, non-violence et fermeté . C’est la colère incarnée par Kali
mais par bien d’autres personnages : Angela Davis, Lech Walesa, Sitting Bull, Malala Yousafzai, Julia Butterfly Hill (qui vécut deux ans sur un séquoia centenaire qu’une entreprise menaçait de couper. Il en faut de la colère et de la détermination pour vivre deux ans sur un arbre !) ...
Personnellement, quand je pense à la saine colère, je pense TOUJOURS à ce moment du film du Seigneur des Anneaux où Gandalf, dans la grotte de la Moria, s’écrie : « Vous ne passerez paaaaaaaas » .
Avec le programme de ce mois-ci, je nous souhaite donc de toucher du doigt la saine colère.

En ce moment, je me sens un peu comme un oiseau qui pépie à l’arrivée du printemps. Pourtant, une part de moi ne peut pas cesser d’être horrifiée par l’actualité. Même si cela me semble parfois loin, loin de mes montagnes et de mon quotidien, le bruit des bottes commence à résonner dans mes oreilles et j’ai fait des cauchemars quand les dossiers Epstein ont été mis à disposition du public. Pour être honnête, je suis toujours partagée par le fait de parler ou non de l’actualité avec vous, mes élèves qui me suivez, parfois depuis de longues années, parfois depuis peu. Il m’arrive de me dire que si vous montez sur votre tapis, si vous prenez le temps de lire cette newsletter, c’est pour vous offrir une parenthèse, loin du « bruit et de la fureur ». Quand je vais faire mes courses, je n’ai pas forcément envie que le boulanger ou la boulangère commence à me parler de ses opinions politiques. Je suis venue pour acheter du pain, pas pour converser des causes de l’inflation avec un.e presque inconnu.e.

Vous l’avez peut-être vu circuler sur les réseaux sociaux : en janvier, il y a eu de grosses chutes de neige dans mon village. À tel point que j’ai été bloquée chez moi : impossible de sortir ma voiture, la neige atteignait presque la taille de mon petit garçon ! Nous sommes donc restés pelotonnés à la maison, ma chienne, mon fils et moi. Le dimanche en fin d’après-midi, en allant donner à manger à ma poule et à mes lapins, je me suis quand même dit que c’était dommage de ne pas en profiter du tout. Surtout que la petite route devant chez moi avait été un peu dégagée. Vite vite, avant que la nuit tombe, j’ai habillé Sam, mon petit garçon, je l’ai pris dans mes bras jusqu’à la route et je l’ai fait glisser dans la luge le long de la route. Les premières fois que nous avions fait de la luge, il n’avait pas trop apprécié les descentes. Mais là, sur du plat, il en redemandait : “enco’, enco’’ ! Je ne m’attendais pas à un tel enthousiasme. Mais la nuit commençait à tomber alors nous sommes retournés devant la maison. Sam voulait continuer à pied : “ma’cher, ma’cher”. Je l’ai suivi en traînant des pieds… Ce n’était pas ce que j’avais prévu en fait !

Pour être honnête, j’ai eu beaucoup de mal à vous écrire cette lettre. Aucune inspiration, rien qui ne me semblait intéressant à partager. C’est un peu pareil pour mes cours de Yoga. Je fais de mon mieux mais franchement, c’est un peu comme si la machine s’était enrayée. En parlant de machine, ces derniers temps, mon quotidien consiste à courir dans des magasins de bricolage pour essayer de mieux isoler mes portes, rendre mon chez moi un peu plus joli et confortable ; il consiste aussi à trier les vêtements de mon fils ( oui, c’est une activité à part entière puisque les enfants en bas âge semblent grandir de plusieurs centimètres à chaque fois qu’on pose notre regard sur eux ), faire et refaire le ménage, ou encore lutter dans le froid de ma cave contre un surpresseur récalcitrant ( pour celleux qui ne connaissent pas, il s’agit d’une pompe qui permet de mettre plus de débit aux robinets d’une maison ). Bref, rien de très attrayant pour enchanter nos quotidiens !





